aujourd'hui j'avais mis une jolie jupe noire avec un haut tout en fleurs dans les tons bleus oranges, marrons, non vraiment j'étais classe aujourd'hui. puis parfumée par mon Givenchy préféré, Hot Couture, et ces jolis sandales, mes complices depuis deux ans, je comprends pas qu'est-ce qui a foiré. vers midi je trace ma route jusqu'à Nanterre histoire de signer mon contrat de travail à la Compagnie Générale des Eaux (non, j'suis pas pistonnée par ma môman!). une heure de RER, donc, j'arrive très en avance, le rendez-vous est fixé à 14h. on est plusieurs d'jeunes dans la salle, en train de signer nos p'tits papiers, et faut croire que je suis vraiment vraiment plus conne que la norme parce que je me retrouve pire que Zezette en train d'essayer de faire entrer "Drancy", mon lieu de naissance dans les cases où il faut mettre son numéro de sécu.
en sortant de là je me sens très mal, mais le pire est à venir. soyez prêts à rire, les amis, parce que c'est une de mes plus jolies boulettes que je vais vous raconter là.
donc après ça je rentre chez moi, j'arrive à la gare de Bussy, je prends mon sac en bandoulière, je le passe par-dessus mon épaule, et je ne me rends pas compte qu'un pan de ma traître de jupe noire vient se caler entre le haut de ma cuisse (autrement dit ma fesse) et mon sac. soit trois hectares de cellulite dévoilés au tout Bussy. je sors du train, y a pas mal de monde, je suis dehors, y a vingt-cinq minutes de la gare à chez moi, je choisis le chemin le plus emprunté (l'avenue Charles de Gaulle), justement parce que je crois être bien habillée et que je sais que ça fait plaisir au mâle. alors forcément, je les sens les regards sur moi, des fois j'entends les klaxons des voitures même si je fais péter du bon son dans mes oreillons via les écouteurs de ma soeur, mais je me doute pas un instant que c'est pour ma fesse droite. puis c'est seulement en arrivant tout au bout du bout de l'avenue Charles de Gaulle, c'est à dire à cinq minutes de ma maison, qu'il y a une gentille Clio rouge qui s'arrête dans la contre-allée, à ma gauche. un homme sort sa tête. il a pas l'air d'un pervers, on dirait qu'il y a sa femme à côté de lui, ça doit juste être pour me demander le chemin. j'arrête ma miouzique, je me rapproche. et là il me fait "mademoiselle, vous devriez remettre votre jupe en place, elle doit être coincée on voit presque votre culotte". moi, incrédule: "non, c'est vrai? ah ouais, vous avez raison". et sa femme qui acquièsce en souriant. je lui fais de la peine, je crois. je remercie, je remets ma jupette comme il faut, je remercie encore, supra gênée, et je continue ma route, supra méga gênée. me reste donc cinq minutes jusque chez moi pour me remémorer tout le trajet (ah c'était pour ça les allées et venues des deux racaillous en moto!). heureusement, à ce moment là du cd j'arrive à la douxième plage. c'est Gilbert O'Sullivan, et il tombe vraiment bien pour me remonter le moral, il pousse des "Get down" joyeux et moi je monte le volume.
ne vous laissez pas avoir par le ton humoristique que prend cet article, genre "j'suis super bien dans ma peau, je sais rire de moi-même et je sens bon l'été" parce que c'est le recul qui fait ça. sur le coup, j'aurai bien voulu m'achever.